Isabelle Brown

- Diplôme en eutonie, École Québécoise d’Eutonie Gerda Alexander (1991);

- Maîtrise en Éducation musicale – Université Laval (1986);

- Maîtrise en Kinanthropologie - option neurocinétique – UQAM (2000) :

  Mémoire : Les effets de l’eutonie sur l’efficience motrice des pianistes.*

Musicienne de formation, Isabelle Brown partage son temps entre l’enseignement du piano (Collège Durocher de Saint-Lambert et École de musique de Verdun) et l’enseignement de l’Eutonie Gerda Alexander comme professeure invitée dans différentes institutions (U. de Sherbrooke 2004, U. Concordia 2003, U. Laval 2002, Collège Durocher 2002,  Association des professeurs de musique du Québec 2001, Vincent-d’Indy  2000, CEJEP du Vieux Montréal 2000, Dawson College 2000), et comme animatrice d’ateliers privés.

         * Résumé

                      Cette étude de nature exploratoire consiste à évaluer les effets d’un programme d’éducation somatique basé sur les principes de l’eutonie Gerda Alexander, administré pendant dix semaines à cinq pianistes chevronnés aux prises avec des problèmes de fatigue musculaire, caractéristiques de leur profession. L’hypothèse avancée ici est que l’eutonie, de par l’importance qu’elle accorde à la prise de conscience du sujet aux sensations tactiles et proprioceptives de ses états corporels, favoriserait une réduction du niveau général de tension musculaire engagé au cours du jeu instrumental et, par là, contribuerait à une plus grande efficience motrice. Les résultats obtenus appuient en partie cette hypothèse : la comparaison des données EMG des principaux muscles engagés dans le jeu pianistique, avant et après le traitement d’eutonie, montre une réduction des niveaux de tension des muscles qui assurent le maintien du tronc en position assise. De plus, quatre des cinq sujets de l’étude ont diminué la hauteur de leur siège lors du post-test, comparativement à ce qu’elle était au prétest, ce qui permet d’envisager que ces musiciens ont intégré certains enseignements d’eutonie dans leur jeu instrumental. Ce changement d’attitude, associé à la réduction sensible de l’engagement énergétique des muscles érecteurs du rachis, paraît susceptible, à long terme, de contribuer à réduire les risques de fatigue musculaire et d’inconfort à l’origine de la plupart des difficultés musculo-squelettiques rencontrées chez les pianistes professionnels.

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